
Prix de l'immobilier : moins de 5 % des Belges s'attendent à une baisse

Vous cherchez un logement et vous hésitez : faut-il acheter maintenant, ou attendre une baisse du prix de l'immobilier ? Le Grand Sondage Immo d'ERA montre qu'attendre n'a guère de sens : en Wallonie, à Bruxelles comme en Flandre, moins de 5 % des répondants pensent que les logements deviendront moins chers, alors qu'environ sept sur dix s'attendent au contraire à une nouvelle hausse des prix.
Le prix de l'immobilier va-t-il baisser ?
Ceux qui espèrent voir les logements devenir nettement moins chers prochainement risquent d'être déçus. En Wallonie, à Bruxelles comme en Flandre, les candidats acquéreurs sont unanimes : dans les deux à trois prochaines années, les prix devraient plutôt monter que descendre.
- Wallonie :69 % s'attendent à une hausse des prix, à peine 4,7 % à une baisse.
- Bruxelles :71 % anticipent même des logements plus chers.
- Flandre :66 % prévoient une hausse des prix de l'immobilier.
Attendre une correction générale du marché joue donc rarement en faveur de l'acheteur. La question n'est plus tant de savoir quand acheter, mais comment utiliser votre budget le plus intelligemment possible.
Se loger sous pression : place à un budget réaliste
En parallèle, les candidats acquéreurs ressentent une pression financière croissante. Une large majorité estime qu'il est aujourd'hui particulièrement difficile de se loger :
- En Wallonie, 78 % considèrent que se loger n'est plus abordable aujourd'hui.
- À Bruxelles, 71 % partagent ce sentiment.
- En Flandre, 63 % jugent le marché actuel à peine abordable.
Résultat ? Les candidats acquéreurs ne renoncent pas à leurs envies, mais soumettent leur maison de rêve à un sérieux test de réalité. Plutôt que d'attendre que le logement idéal devienne abordable, ils examinent de manière critique les compromis possibles.
L'emplacement compte plus que l'espace
Face au choix entre un logement plus grand dans un quartier moins attrayant et un logement plus compact dans un meilleur quartier, les priorités sont claires :
- Le quartier avant la superficie :67 % des Wallons et 60 % des Bruxellois préfèrent un logement plus petit dans un meilleur quartier.
- Un jardin plus modeste :70 % des Wallons et 69 % des Bruxellois accepteraient un jardin plus petit en échange d'un meilleur emplacement.
L'évolution du prix de l'immobilier n'est donc pas le seul élément qui détermine la façon dont on regarde l'immobilier aujourd'hui. L'emplacement et le cadre de vie jouent eux aussi un rôle important dans le choix final.
Les jeunes acheteurs misent aussi sur l'emplacement
Chez les Wallons de 25 à 44 ans, 40 % citent la localisation parmi leurs deux critères les plus importants dans le choix d'un logement.
Mais lorsque ce même groupe doit choisir concrètement entre espace et quartier, 61 % optent pour un logement plus petit dans un meilleur quartier. Les résultats montrent ainsi un net écart entre le logement idéal et celui qui est réalisable avec le budget disponible. Les mètres carrés supplémentaires séduisent, mais l'emplacement s'avère plus difficile à sacrifier.
Les acheteurs négocient le prix demandé de façon plus critique
L'époque où les acheteurs faisaient une offre au-dessus du prix demandé dans la précipitation est révolue. Aujourd'hui, les candidats acquéreurs se présentent à la table des négociations de manière bien plus rationnelle et mieux préparés :
- Pas moins de 63 % des candidats acquéreurs wallons se disent aujourd'hui plus rapidement enclins à négocier le prix demandé qu'auparavant.
La hausse des prix de l'immobilier et l'accessibilité jouent un rôle, mais les acheteurs tiennent aussi compte des coûts qui suivent l'achat :
- La mensualité du crédit
- D'éventuels travaux de rénovation
- La réserve financière qui reste disponible
Aujourd'hui, l'acheteur ne regarde donc plus seulement le prix demandé, mais l'ensemble de son plan financier.
Que signifie cette évolution pour le marché immobilier ?
Le sondage dessine un marché immobilier où la plupart des répondants n'attendent pas de baisse du prix de l'immobilier à court terme. L'accessibilité et le budget restent toutefois des points d'attention importants.
La hausse des prix de l'immobilier ne pousse pas les gens à abandonner complètement leurs ambitions, mais à faire des choix réfléchis. Un logement plus petit, un jardin plus modeste ou moins de superficie peuvent être acceptables lorsque le bien est situé au bon endroit.
L'évolution du prix de l'immobilier restera donc à suivre de près dans les années à venir. Le Grand Sondage Immo montre en tout cas que seule une petite minorité s'attend à ce que les logements deviennent moins chers. Si vous souhaitez acheter aujourd'hui, il est donc important de ne pas regarder uniquement le prix de l'immobilier en Belgique ou dans votre commune, mais aussi votre budget disponible, l'emplacement et vos propres priorités.
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À propos du Grand Sondage Immo
Le Grand Sondage Immo d'ERA a interrogé 2 070 répondants en Belgique (1 391 en Flandre, 510 en Wallonie et 169 à Bruxelles). Les résultats sont présentés par région afin de donner une image représentative de chaque marché.