CONNAITRE ERA : NOUVELLES

Plus d´habitations vendues en 2011, plus vite et plus cher
Aartselaar , 02/02/2012 12:40:45 -   ERA, le plus grand réseau d´agents immobiliers en Belgique, a dévoilé aujourd’hui les résultats de son Baromètre, une analyse annuelle du marché immobilier belge. Il ressort de ces chiffres que le marché belge du logement résiste. En effet, 2011 a été une année active. Les missions de vente ont augmenté par rapport à 2010 ; plus d´habitations ont été vendues, plus rapidement et à un prix plus élevé.
Depuis 2005, ERA publie chaque année son Baromètre. Pour l’établir, ERA s’appuie sur les données collectées à partir de toutes les informations de vente et d’achat de ses 120 agences, actives dans tout le pays, et les compare régulièrement avec les mêmes données de ses départements basés dans d´autres pays européens.

Plus de transactions
En 2011, les agents immobiliers d´ERA ont été chargés de 6 500 missions de vente, ce qui correspond à une augmentation de 12 % par rapport à 2010. On peut donc qualifier 2011 d’année très active. Le nombre de ventes a augmenté de 4 % pour atteindre un volume total de 5 327. En d´autres termes, les missions ont davantage augmenté que le nombre de ventes. L´offre dépasse la demande, proposant un choix plus large aux acheteurs. Nous sommes donc en présence d’un marché « acheteur ».

À la question de savoir si un marché où l´offre est plus importante que la demande n´est pas un signe avant-coureur d´une diminution de prix, Iain Cook, Managing Director d´ERA, répond : « Ce serait le cas si l’ensemble du marché était déséquilibré, mais nous n’en sommes absolument pas là. Les logements jusqu´à environ 350 000 euros se vendent encore très bien. Ce sont surtout les habitations du segment de prix supérieur qui se vendent plus difficilement, et encore, il existe de grandes différences entre les régions. »

Des prix plus élevés
Le prix de vente moyen d´une maison trois chambres – le « logement de référence » d´ERA – a augmenté de 5 % pour passer de 209 000 euros en 2010 à 220 000 euros en 2011. Le prix d´un appartement de référence – un appartement deux chambres – a augmenté de 7 % durant la même période, passant ainsi d´une moyenne de 166 000 euros à 177 500 euros.

Les habitations se sont vendues plus rapidement
En 2011, en Belgique, une maison restait en moyenne 91 jours en vente, alors qu´en 2010, ce chiffre s´élevait encore à 96. À titre de comparaison, en 2009, il fallait attendre 103 jours avant la signature de l´acte de vente. En 2011, les appartements se sont vendus en 102 jours en moyenne, c´est-à-dire en 10 jours de moins qu´en 2010.
On constate néanmoins que les maisons trouvent acquéreur plus rapidement en Flandre qu´en Wallonie, après une moyenne respective de 88 et 107 jours.

Des prix demandés plus réalistes
L´an dernier, le rapport entre le prix initialement demandé et le prix de vente finalement conclu a diminué pour passer de 12,8 % à 10,3 % pour le logement de référence. Combiné à une baisse du nombre de jours nécessaires à la vente d´une habitation, il est manifeste que les vendeurs demandent des prix plus réalistes.

Comme la valeur d´un appartement est beaucoup plus facile à déterminer que celle d´une maison – il existe en effet beaucoup plus d´appartements similaires que de maisons – les différences entre le prix demandé et le prix de vente des appartements sont beaucoup plus faibles. Pour l´appartement de référence d´ERA, le rapport entre le prix initialement demandé et le prix de vente final a diminué de seulement 6,9 % à 6,6 %.

Prix juste, vente rapide : légère différence entre le prix demandé et le prix de vente
ERA a également réalisé une enquête sur l´influence d´un prix demandé « correct » par rapport à un prix demandé « trop élevé ». Alain Declercq, Senior Consultant et Analyste chez ERA, explique : « Il ressort de notre étude qu´un peu moins de 50 % des maisons ont été vendues en moins de 60 jours. Pour ces maisons, le prix de vente effectivement réalisé différait en moyenne de seulement 4 % par rapport au prix demandé.
Par contre, les maisons qui sont restées en vente entre 120 et 200 jours se sont vendues en moyenne 13 % au-dessous du prix demandé. Cette observation prouve qu´un prix demandé élevé n´induit pas un prix de vente plus important, mais au contraire un prix de vente moins élevé par rapport à l’application d’un prix correct dès la mise en vente. »


Les conséquences du certificat de performance énergétique commencent à se faire sentir
L´impact du CPE devient de plus en plus évident dès lors que les acheteurs prennent conscience de sa nécessité et des prix de l´énergie en constante augmentation. Pol Vanacker, Managing Director d’ERA : « Si, jusqu´il y a quelques années, le prix d´une habitation ne tenait pratiquement pas compte d’une consommation d´énergie importante, nous voyons aujourd´hui que le prix des travaux d´isolation doit être déduit du prix demandé pour mettre en vente l´habitation au juste prix. Ce phénomène se ressent surtout dans le segment de prix entre environ 175 000 euros et 350 000 euros. En effet, les habitations de moins de 150 000 euros sont souvent dans un si mauvais état qu´elles doivent être radicalement transformées ou rénovées. Et pour les propriétaires d´habitations de plus de 350 000 euros, les frais énergétiques jouent, toutes proportions gardées, un rôle un peu moins important. »

De plus en plus d´habitations dont les frais d´isolation sont disproportionnellement élevés, mais qui sont construites sur un beau terrain, sont vendues dans la perspective d’une occupation ou d’une location passagère avant d’être démolies et reconstruites.

L´investissement idéal
Comme de nombreux acheteurs, surtout les jeunes, retardent leur achat, échaudés par des temps devenus incertains, la demande sur le marché locatif augmente. Et les candidats investisseurs – l’immobilier reste le meilleur investissement – ne peuvent que s’en réjouir. Une habitation louée – d’autant plus si elle est isolée – constitue un investissement stable, qui offre un rendement réel et pratiquement sans risque grâce à l´indexation des loyers.
Les investisseurs qui, ces dernières années, se montraient peu pressés d´investir dans l´immobilier car ils doutaient de la capacité de paiement de nombreux locataires, peuvent être rassurés.

L´année dernière, de nombreux investisseurs ont retrouvé la voie du marché immobilier. Il ne faut pas seulement y voir le bon rendement de ce type d´investissement, mais aussi les mauvais résultats des Bourses, les rendements peu élevés des produits d´épargne et l´évolution incertaine de la valeur des obligations.

Au niveau international
Avec celui de l´Allemagne, de la France et de la Suisse, le marché immobilier belge fait partie d’un petit groupe exclusif de pays qui semblent ne pas trop souffrir de la crise économique.

Malgré une économie relativement forte, le marché immobilier néerlandais s´est presque arrêté dans de nombreuses régions. Le nombre de transactions et les prix y ont diminué de façon spectaculaire. L’année dernière, aux Pays-Bas, seules 118 000 habitations ont été vendues… c’est moins qu´en Belgique. Cette situation est en grande partie due à l´incertitude qui règne autour de la déductibilité fiscale des intérêts hypothécaires. L´habitude de nos voisins du Nord de ne pas rembourser le prêt hypothécaire – en partie à cause de l´effet favorable de cette déduction fiscale des intérêts hypothécaires – a un effet pervers, à savoir que les acheteurs voient sans cesse augmenter le montant qu´ils doivent rembourser à la banque en cas de vente. Preuve s’il en est que les mesures publiques d’incitation, mais aussi de frein, dans ce domaine peuvent avoir un effet néfaste à plus long terme sur le fonctionnement du marché libre.

La Suède ne semble plus non plus pouvoir échapper à la crise mondiale. Sous des cieux plus cléments, les habitations se vendaient en deux semaines en moyenne. Un chiffre qui semble définitivement appartenir au passé. Parmi les principaux facteurs de ralentissement, citons surtout le grand bond enregistré par les taux d´intérêt ces 18 derniers mois (de 1,5 % à 4,5 % aujourd´hui).

Après l´Espagne, le Portugal souffre également (bien que dans une moindre mesure) de la faiblesse des économies du Sud. Proportionnellement, le Portugal compte aussi moins d´immobilier touristique que son voisin, et l’on sait que c´est précisément le manque de demande étrangère pour ces logements de villégiature qui a sérieusement mis à mal le marché immobilier dans son ensemble.

Perspectives
Comme peu d´habitations ont été construites avec le risque de ne pas pouvoir les vendre, on ne peut parler d’une suroffre structurelle sur le marché belge. Nous observons un bel équilibre entre l´offre et la demande dans la plupart des segments de prix. Sur les marchés où cet équilibre pourrait être rompu – en présence d’un nombre relativement élevé de nouvelles constructions, comme c’est parfois le cas à la côte – un léger glissement de cet équilibre peut avoir de lourdes conséquences. ERA est convaincu que les prix resteront stables en 2012, à condition de ne pas observer un grand bond des intérêts hypothécaires et/ou du revenu disponible.

Pour Iain Cook, il est important d’obtenir rapidement des garanties quant à la suppression de la déductibilité fiscale des emprunts hypothécaires à partir de 2014 : « Toute confusion signera l´arrêt des transactions, ce qui n´est bon ni pour les propriétaires, ni pour les autorités qui se priveront ainsi des droits d´enregistrement. »

ERA continue toutefois de signaler aux vendeurs qu´un prix demandé correct est essentiel sur ce marché dit acheteur, qui offre un choix plus large aux candidats acquéreurs. D´autre part, les acheteurs ne doivent pas hésiter à franchir le pas de la propriété s´ils ont trouvé la maison de leurs rêves. Reporter un achat ne comporte aucun avantage. Au contraire, le risque réel d´une hausse des intérêts hypothécaires anéantira l´avantage d’une diminution de prix éventuelle.
Le confort, le style et les petits jardins ont la cote et se vendent rapidement
Aartselaar, 26/01/2011 17:23:32 -   ERA, le principal réseau de courtiers immobiliers, dévoile aujourd’hui les résultats de son Baromètre, une analyse annuelle du marché immobilier belge publiée par ERA depuis 2005. Pour établir ce Baromètre, ERA s’appuie sur les données collectées à partir de toutes les informations de vente et d’achat de ses 118 agences actives sur l’ensemble du territoire belge. D’après le Baromètre ERA, les habitations n’étaient pas du tout impayables en 2010 et les vendeurs ont même demandé un prix plus réaliste pour leurs logements mis en vente.

Prix demandé réaliste
Alors que la crise avait frappé de plein fouet le marché belge du logement fin 2008, ce dernier est parvenu à se rétablir en 2009. En 2010, le marché belge du logement est à nouveau un marché très puissant, à peine incommodé par les développements économiques.

Le nombre d’habitations vendues et le rapport entre les maisons mises en vente et effectivement vendues sont restés stables. Cependant, d’importantes différences se dessinent parfois par segment.

Sur la plupart des marchés, les habitations dans la gamme de prix les plus élevés sont celles qui se sont le moins bien vendues. Les appartements ou maisons dans la gamme de prix moyens – entre 150 000 et 250 000 euros – se sont toujours vendues rapidement, pourvu que leur prix ait été correctement estimé. Laurent De Waegeneer, Manager Bruxelles et Wallonie chez ERA : « L’année dernière, les vendeurs ont en outre été plus réalistes. Jusqu’en 2009, ils demandaient souvent des prix ridiculement élevés pour leur habitation. Aujourd’hui, nous parvenons plus facilement à les convaincre de ne pas fixer un prix trop élevé s’ils souhaitent vendre rapidement leur logement. »

Prix
Fin 2009, le prix de vente moyen d’une maison 3 chambres, ce qu’ERA qualifie de « logement de référence », s’élevait en Belgique à 203 443 euros. Fin 2010, ce prix était de 211 115 euros, soit 3,8 pour cent de plus.

Le prix de vente moyen d’un appartement 2 chambres est passé de 165 784 euros à 170 464 euros, soit une augmentation de 2,8 pour cent. Alors que les prix de vente ont augmenté, les prix moyens demandés pour les habitations vendues ont baissé de 1 pour cent : ils sont passés de 234 986 euros en 2009 à 232 651 euros en 2010. « Il s’agit d’un développement important, car cela prouve qu’en demandant un prix un peu plus bas, cela ne veut pas du tout dire que l’habitation rapporte moins », explique Laurent De Waegeneer.

Vente plus rapide
En 2010, les habitations se sont vendues un peu plus rapidement que l’année précédente. En 2009, une maison du réseau ERA restait en moyenne 114 jours en vente, un chiffre qui est passé à 104 jours en 2010. Laurent De Waegeneer : « Il est frappant de constater que les habitations dont le prix a été correctement estimé dès le début sont celles qui se vendent le plus rapidement. Les habitations qui sont ne serait-ce qu’un peu trop chères restent beaucoup plus longtemps sur le marché. »

« L’on constate clairement que les acheteurs sont devenus beaucoup plus critiques ces dernières années »
, souligne Pol Vanacker, coadministrateur d’ERA. « Les acheteurs veulent une maison contemporaine en bon état. Les habitations de 30, 40 ans et davantage suscitent beaucoup moins d’intérêt que les plus récentes. L’isolation et l’état de l’entretien jouent également un rôle essentiel. »

Augmentation de la demande
Fin 2010, plus de 11 600 personnes cherchant une habitation étaient enregistrées auprès d’ERA, soit 15 pour cent de plus qu’une année plus tôt. Alain Declercq, Senior Business Consultant et analyste d’ERA : « Cela montre clairement que l’intérêt est grand. Il est également intéressant de noter que la demande d’appartements a fait un bond en avant spectaculaire. En 2009, nous comptions 3 500 personnes à la recherche d’un appartement. Ce chiffre est passé à 5 500 l’an dernier ! Cela représente une hausse de 57 pour cent. Le budget moyen de ces personnes était de 244 515 euros en 2010, soit 1,7 pour cent de plus qu’en 2009. En revanche, le budget des acheteurs de maisons a baissé de 6,3 pour cent : il est passé de 268 518 euros à 251 563 euros. »

Les logements sont-ils devenus impayables ?
Ceux qui achetaient un « logement de référence » pour 194 145 euros en 2006, ce qui était le prix moyen de l’époque, payaient un financement de 80 pour cent sur une durée de 20 ans, soit un remboursement de 1 255 euros par mois. Fin 2010, le remboursement mensuel est passé à 1 317 euros pour un prix de vente moyen de 211 115 euros. La charge mensuelle a donc augmenté de 4,6 pour cent, mais les loyers ont enregistré une hausse de 8,7 pour cent au cours de la même période. « Tout compte fait, une maison n’est pas du tout devenue un bien impayable au cours des dernières années », affirme Laurent De Waegeneer.

Les petits jardins ont la cote
Lorsque l’on demande à Laurent De Waegeneer quelles habitations plaisent le plus, sa réponse est sans équivoque : « L’emplacement est toujours le critère majeur, mais le style et le confort ont indubitablement gagné en importance. La consommation d’énergie d’une habitation commence aussi à acquérir de l’importance : les acheteurs sont de plus en plus nombreux à y prêter attention. Autre fait remarquable : de plus en plus d’acheteurs veulent un terrain plus petit. Les gens ont tant à faire qu’ils ne veulent plus travailler beaucoup au jardin : les petits jardins ont la cote, les grands sont en perte de vitesse. »

Pronostics pour 2011
ERA estime que le marché est assez stable. « L’offre et la demande sont en équilibre dans le segment principal, celui de la gamme de prix moyens. Les banques sont réalistes dans leur financement et nous ne notons pas d’excès dans l’offre de nouvelles constructions : c’est ce qui a conduit les marchés de l’immobilier à leur perte aux USA, en Irlande, en Espagne et au Portugal », commente Laurent De Waegeneer.

ERA est toutefois préoccupé par une hausse possible des taux d’intérêt. Laurent De Waegeneer : « Si les taux hypothécaires augmentent, les acheteurs auront une plus petite enveloppe à leur disposition et la demande connaîtra un glissement. Les gens achèteront des logements plus petits : dans ce segment la demande augmentera, tandis que la demande reculera dans le segment le plus élevé et que les prix seront mis sous pression. Mais ce sont finalement les acheteurs qui déterminent le prix : ce qu’ils sont prêts à payer fait baisser ou augmenter les prix de vente. C’est ainsi que les choses fonctionnent sur un marché libre de l’offre et de la demande. »
ERA remet un bon bulletin au marché du logement européen : l’impact de la crise reste limité
Aartselaar, 29/06/2010 11:37:25 -   ERA, le plus grand réseau d’agents immobiliers, a publié aujourd’hui son étude annuelle européenne (European Market Survey) sur le marché du logement résidentiel, ainsi qu’une mise à jour de la situation sur le marché belge. L’étude révèle que, jusqu’à présent, le marché du logement européen est moins touché par la crise que son pendant américain. Le marché belge se porte encore mieux que celui de la plupart des pays européens.
Prix

Dans presque tous les pays, les prix ont baissé en 2009 par rapport à 2008. Les seules exceptions concernaient la Suisse et le Royaume-Uni (RU). En Suisse, les prix moyens des habitations ont augmenté de 3,2 % en 2009 et il fallait compter environ 412 190 euros pour un logement moyen.
Au RU, les prix ont augmenté de 2,5 % en 2009, pour atteindre un prix moyen de 196 783 euros. La plus grande baisse de prix a été enregistrée en Irlande, où les prix ont baissé de 21 %, pour arriver à un montant de 204 830 euros pour un logement moyen.

En Belgique, le prix de vente moyen était de 192 022 euros en 2009, soit 0,3 % de moins qu’en 2008. Pol Vanacker, Managing Director d’ERA Belgium, explique : "Cette baisse est bien plus faible que dans la plupart des autres pays européens, où les prix des transactions ont baissé d’environ 5 % en 2009 par rapport à 2008."

"Selon un récent rapport de la Banque Centrale Européenne (BCE), les prix des logements ont atteint leur pic dans les 16 pays de la zone euro au cours du second semestre de 2008, juste avant le début de la crise économique. Les prix ont alors augmenté de quelque 13,7 % par rapport à 2005. Selon ce même rapport, les prix des logements ont diminué de 9,5 % depuis lors, si bien que fin 2009 ils atteignaient le niveau de 2006. Aux USA, les prix ont atteint leur pic en 2006. Depuis lors, ils sont retombés au niveau de 2002", ajoute Iain Cook, Managing Director d’ERA Belgium.

Transactions

En Europe, le nombre de logements vendus en 2009 était légèrement inférieur à celui de 2008. Au RU, le nombre de transactions mensuelles a diminué de moitié, pour passer de 120 000* transactions par mois en 2008 à quelque 60 000 fin 2009. En Irlande, aux Pays-Bas, en Bulgarie et en Roumanie, 30 à 35 % logements de moins ont été vendus. En France, en Italie et en Suisse, ce chiffre atteint 10 à 15 %. En 2009, en Belgique, 112 719 logements ont changé de propriétaire, soit une baisse de 7 % du volume de transactions. En Europe occidentale, l’Allemagne et la Suède font figures d’exception : on y a enregistré une augmentation des transactions de respectivement 1,6 % et 6,3 %.

Temps de vente

Dans presque tous les pays européens, il fallait auparavant attendre plus longtemps pour qu’un bien à vendre soit effectivement acheté. Pol Vanacker explique : "En Belgique, en 2009, un bien restait en vente en moyenne 110 jours avant qu’un acheteur ne signe un compromis, soit deux semaines de plus que l’année précédente. L’Autriche, les Pays-Bas et la France sont les seuls pays dans lesquels les logements ont été, en moyenne, plus rapidement vendus. Dans tous les autres pays, le vendeur devait faire montre de plus de patience, la plupart du temps il fallait compter entre cinq et six mois. En Italie le temps de vente est même allé jusqu’à un an."

Le faible taux hypothécaire au secours du marché du logement

Cependant la situation aurait pu être bien pire en Europe. Si le taux hypothécaire n’avait pas atteint un niveau historiquement bas dans tous les pays d’Europe occidentale, environ 5 % comme c’est le cas actuellement, beaucoup moins de logements auraient été vendus, le prix de vente moyen serait plus bas et le temps de vente moyen beaucoup plus élevé. Les agents immobiliers européens d’ERA sont convaincus que si, plutôt que de baisser, ces taux d’intérêt avaient grimpé depuis le début de la crise, la situation aurait sans conteste été encore bien pire", précise Iain Cook.

Perspectives européennes pour 2010

Seuls les agents immobiliers ERA français, suédois et belges sont convaincus qu’une amélioration marquera les marchés locaux du logement en 2010. Leurs collègues des autres pays européens ne s’attendent à aucune amélioration substantielle pour cette année.

Selon les agents immobiliers ERA, les marchés du logement de tous les pays européens dans lesquels les autorités prennent ou planifient des mesures draconiennes pour réduire les déficits budgétaires, ne peuvent échapper à l’effet de frein sur l’envie d’acheter et le pouvoir d’achat. "Dans ces pays, nous nous attendons à une demande décroissante et à des logements qui restent plus longtemps en vente. Quant à savoir si les prix vont à nouveau baisser, rien n’est sûr, mais nous n’excluons certainement pas cette possibilité", explique Iain Cook.

Le marché belge

Le marché belge du logement s’est avéré beaucoup plus stable que dans la plupart des pays européens. Iain Cook explique : " En 2009, nous avons noté une rechute dans le nombre de transactions et une baisse très limitée du prix de vente moyen. Depuis le début de 2010, nous constatons une nette reprise, surtout pour les logements du segment moyen."

Iain Cook ajoute : "La demande d’habitations dans la fourchette de prix la plus basse – en-dessous de 150 000 euros – n’est cependant pas encore revenue au niveau précédent. Les logements correctement estimés entre 150 000 et 300 000 euros, se vendent assez facilement. La demande de logements dans le segment excédant 300 000 euros semble également revenir à la normale. Le segment des logements les plus chers – au-delà d’un million d’euros – est encore faible, mais même dans cette classe de prix le marché n’est certainement pas paralysé."

Heureusement, ERA voit également une aubaine du côté des banques. Iain Cook : "Les banques belges semblent prêtes à offrir de bonnes conditions aux acheteurs affichant une sécurité de revenus raisonnable et capables de financer au moins 10 à 15 % de la somme d’achat."

Les acheteurs ont entre 25 et 35 ans, tandis que les vendeurs ont souvent plus de 55 ans

Alain Declercq, Senior Business Consultant et analyste chez ERA Belgium, a pour la première fois analysé l’âge des acheteurs et des vendeurs : "Les personnes âgées de 25 à 35 ans représentent 30 % des achats de maisons et 45 % des achats d’appartements. Celles qui sont âgées de 35 à 45 ans sont aussi celles qui investissent le plus dans le logement : elles paient 8 % de plus que le prix d’une transaction moyenne pour une maison et 13 % de plus que le prix moyen pour un appartement. Comme l’on pouvait s’y attendre, les plus de 55 ans représentent le plus grand groupe de vendeurs, soit 43 % des habitations vendues."

Le Certificat de prestation énergétique affecte bel et bien le marché du logement

Alain Declercq explique : "Les maisons et les appartements qui consomment moins de 150 KWh/m² sont généralement vendues dans les 99 jours, tandis que celles dont la consommation énergétique excède 700 KWh/m² peuvent rester en vente 127 jours en moyenne. Les appartements dont la consommation énergétique dépasse 700 KWh/m² restent en vente pendant 163 jours."

Autre élément marquant : la différence entre le prix demandé et le prix de vente pour les maisons et les appartements peu énergivores est beaucoup plus proche du prix demandé. Alain Declercq : "Le prix de vente des maisons qui consomment moins de 150 KWh/m² est de 9 % inférieur au prix demandé, un chiffre qui atteint 6 % pour les appartements. Pour les logements qui consomment plus de 700 KWh/m², ce pourcentage grimpe jusque 15 % pour les maisons et 10 % pour les appartements. Penser à bien isoler une habitation avant de la mettre en vente est une idée qui rapporte."

Conseil

Selon Pol Vanacker, la Belgique connaît ce qu’on appelle un ‘marché des acheteurs’ : "Ce marché des acheteurs naît quand l’offre dépasse la demande. Cela signifie donc qu’en Belgique c’est l’acheteur qui a son mot à dire et que c’est finalement lui qui détermine le prix d’un logement. Les autres pays européens se trouvent également dans un marché du logement dominé par les acheteurs. À l’exception toutefois de la Suède, où le dernier mot revient au vendeur du logement."

Iain Cook conseille : "Nous conseillons à toute personne qui envisage d’acheter un logement de ne pas attendre pour profiter du taux hypothécaire actuel et de l’étendue de l’offre. Les vendeurs de logements milieu de gamme peuvent vendre facilement, à condition de proposer un prix correct et concurrentiel."

Note à l’attention de la rédaction :
Vous pouvez télécharger des photos et le rapport complet de l’European Market Survey d’ERA via : http://www.newsenginepr.com/documents/era.xml
Pour plus d’informations, veuillez contacter Kim Heylen, NewsEngine PR., Tél. : +32 3 260 96 42, + 32 476 33 22 54, e-mail : kim.heylen@newsenginepr.com

*120 000 transactions est le nombre moyen de transactions en Belgique sur une base annuelle.

NOUVELLES ARCHIEF

Aartselaar/ Bruxelles, le 20 janvier 2010 -  Contre toute attente, les prix des habitations ont encore augmenté en 2009
Aartselaar, le 1 décembre 2009 -  ERA secoue la Belgique avec sa campagne pour les sans-abri
Aartselaar, 23 september 2009 -  Communiqué de presse ERA European Market Survey 2008-2009
Aartselaar, le 14 janvier 2009 -  Les prix de vente de l’immobilier ne sont pas en baisse.
Aartselaar, le 24 septembre 2008 -  Le marché belge de l’immobilier résidentiel reste fort dans un contexte économique troublé
Aartselaar, le 23 janvier 2008 -  Les prix du marché immobilier belge en hausse constante
Aartselaar, le 25 septembre 2007 -  Le marché du logement belge, premier de classe en 2006
Aartselaar, le 30 janvier 2007 -  Les deux visages du marché du logement: Quelle est l´évolution réelle du marché du logement ?
Aartselaar, le 21 septembre 2006 -  ERA publie un rapport européen sur le marché immobilier résidentiel
Beringen, le 11 septembre 2006 -  Les agents immobiliers ERA à nouveau aux côtés des enfants malades
Aartselaar, 23 août 2006  -  Test-Achats et ERA veulent en finir avec les mauvaises pratiques dans le secteur immobilier
Aartselaar, le 22 septembre 2005  -  ERA publie un rapport sur le marché européen de l’immobilier résidentiel
Aartselaar, le 2 juin 2005 -  ERA lance un nouveau service en ligne pour les vendeurs de biens immobiliers
Aartselaar, le 14 septembre 2004 -  ERA publie son rapport sur le marché Européen de l´immobilier résidentiel
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